Environnement : yangambi renaît de ses cendres.

Environnement : yangambi renaît de ses cendres.

Située au cœur de la forêt dense humide en République Démocratique du Congo, la cité de Yangambi détient une longue histoire en tant que pôle scientifique en matière de recherche en foresterie et agriculture tropicales. 

Malgré une volonté forte de poursuivre ses missions de recherche agronomique, l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomique (INERA), s’est vu confronté aux troubles récurrentes qui ont émaillées la RDC. Ces troubles ont été à la base l’érosion des activités de recherche, de collaboration et de formation ayant des graves conséquences sur le développement de ce terroir ainsi que la conservation des ressources.

Couvrant une superficie d’environ 8 000 kilomètres carrés, la cité de Yangambi regorge plus de 220 000 âmes et qui dépendent de l’exploitation des ressources naturelles pour leurs moyens de subsistance.

Les interventions du CIFOR dans le paysage de Yangambi avec le financement de l’UE

Afin de remettre Yangambi au cœur de la recherche, le centre de recherche forestière internationale gère six projets dans le paysage de Yangambi. Il s’agit de FORETS (Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo) financé par l’union européenne ; NPC (nouveaux paysages du Congo) financé par l’union européenne ; YPS (Yangambi pôle scientifique) financé par la Belgique ; GML (Governing multifunctionnal landscapes in sub-saharan Africa) projet multi-pays financé par l’union européenne ; PROFEAC (Promouvoir et Formaliser l’exploitation artisanale du bois d’œuvre en Afrique centrale) financé par le fonds français pour l’environnement mondial ; Bushmeat : projet financé par USAID.

A en croire Atziri Gonzalez le chargé de communication du CIFOR, tous les projets ont un seul objectif, celui de soutenir l’esprit d’entreprise, l’innovation, la recherche et la gestion des ressources naturelles pour la transformation de Yangambi en un paysage où les forêts contribuent au bien-être durable des communautés locales.

C’est dans ce sens ajoute-t-il que le CIFOR se concentre sur cinq activités principales : l’amélioration des capacités, l’appui aux entrepreneurs locaux, la protection de la biodiversité, la recherche pour le développement ainsi que la sensibilisation.
Ainsi donc, le CIFOR forme des étudiants de troisième cycle et des chercheurs. Il soutien en plus, les moyens de subsistance durables pour les habitants du paysage de Yangambi tout en créant des emplois verts en promouvant de valeurs plus durables pour relancer l’économie locale.

S’agissant de la protection de la biodiversité, le centre de recherche forestière internationale travaille à ce point avec les utilisateurs des ressources afin de promouvoir un changement de comportement en veillant à ce que la faune et la flore de la cité de Yangambi soient protégées.
Il travaille avec les utilisateurs des ressources pour promouvoir un changement de comportement, une meilleure gouvernance et des pratiques durables, en veillant à ce que la faune et la flore locales de Yangambi soient protégées.


La recherche pour le développement se veut à des recherches innovantes qui contribuent à ce que Yangambi devienne un centre scientifique pour l’étude de la foresterie, de l’agroforesterie et des activités agricoles et leurs impacts sur l’environnement, le climat et les populations. Il sied de noter que c’est par ici qu’intervient la sensibilisation des communautés locales pour un impact positif sur les forêts en contribuant à son bien-être.

Jean Claude Fundi