KISANGANI : Cheik Hazma Oyoko : c’est possible que les musulmans redeviennent unis et soudés pour le développement de la communauté musulmane.

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Le mardi 04 juin lors de la célébration de la fête de  l’Aïd el-Fitr, l’Imam Régional de la Province de la Tshopo  a appelé tous les musulmans à l’union pour une victoire de l’Islam. Dans une interview accordée à la Radio et Télévision Force des Médias, Cheik Hamza Oyoko explique que cette victoire consiste en l’union des cœurs et d’esprit de tous les musulmans de la ville de Kisangani, des gens qui, selon lui,  ont été pendant un moment de l’histoire de cette ville parmi les pionniers si pas les tous premiers.

A l’Iman de poursuivre :

« même le nom de la ville de Kisangani a des origines musulmanes. Ça c’est incontestablement historique. Les grands événements de l’époque qui se sont réalisées dans le compte de la Province avaient comme leaders les membres de la communauté islamique. Mais les communautés confessionnelles qui sont arrivées après les musulmans sur le même sol se sont mieux organisées et mieux déployées sur le terrain plus que la vieille communauté musulmane. En terme organisationnel, toutes les autres confessions non islamiques sont mieux positionnées. Et  l’Islam ainsi que sa communauté est restée divisées, affaiblie et agonisante.  C’est ainsi que nous voulons appliquer une thérapie de choc pour qu’elle soit secouée et  tente de se relever. Et la célébration d’Aïd el-Fitr de l’année musulmane 1440 correspondant à l’année 2019 de l’ère chrétienne, a montré des indicateurs de victoire. C’est pourquoi nous avons parlé du terme de victoire de l’Islam. Parce que des gens qui étaient divisés, des gens qui étaient désunis, des gens qui ont étaient hier sous des groupuscules, ont montré lors de la célébration de l’Aïd el-Fitr  qu’ils peuvent se réunir de nouveau, redevenir forts, organisée, restructurés donc beaucoup plus dynamique.  C’est pour ça que j’ai dis que c’était une grande victoire ».

Pour  l’Iman,  c’est un premier pas de mobilisation, d’adhésion et de conversion d’idées et de valeurs. Il pense que le deuxième pas sera un pas d’actions dans le développement, dans le social et dans le leadership de la population musulmane.

Toutefois, il estime que c’est une action de choc et que toute action de choc, toute thérapie de choc a toujours des effets pervers ou des effets secondaires.

« Je sais qu’il y a eu  quelques personnes qui nous ont mal compris et ils n’ont pas adhéré.  Mais je suis très convaincu qu’ils vont adhérer parce qu’il s’agit d’une bonne action pour tous les musulmans », a conclu le Cheik Hamza Oyoko.