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KISANGANI : « La chikwangue, un aliment et un business »

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La chikwangue est  un des aliments les plus  consommés à Kisangani par plusieurs ménages. La chikwangue (kwánga en lingala), également appelée « bâton de manioc », est un mets traditionnel du bassin du fleuve Congo, consommé notamment en République démocratique du Congo, en République du Congo et en République centrafricaine. Comme le foufou, c’est un produit dérivé du manioc. Au fils des ans, cet aliment a pris plusieurs selon les régions et les catégories sociales : Dummar, lofimbo, Duma, bingwele, matraque, etc.

Cependant, un business important s’est crée autour ce cet aliment en allant de sa préparation jusqu’à sa consommation. A chaque étape de sa préparation, la chikwangue est lucrative. Au marché Djubu – djubu, situé dans la commune Tshopo, non loin de la rivière qui porte le même nom,  la pâte de manioc non cuite constitue une affaire chez certaines vendeuses.

«…Nous ne préparons pas cette pâte, mais nous l’achetons auprès de cultivateurs vers l’ancienne  route BUTA à 31 Km de la ville et nous venons la revendre au marché de Djubu – djubu à ceux qui préparent la chikwangue. Je vends cette  pâte depuis plusieurs années et je m’y accroche car ça me permet de payer la scolarité de  mes enfants et grâce à ce commerce, je suis aujourd’hui propriétaire d’une parcelle… », nous a déclaré une vendeuse.

A la cuisson, pour que la pâte soit transformée en chikwangue pour être prête à la consommation, c’est encore une bonne affaire comme témoigne le Germain TAKWA qui exerce ce commerce depuis près de 25 ans.

«…Ça fait aujourd’hui près de 25 ans que je prépare et vend la chikwangue prête à la consommation, je me provisionne soit au marché de Djubu – djubu soit auprès des villageois cultivateurs de maniocs au point kilométrique 31 à MOBE vers la route Lubutu. La qualité des chikwangue que je prépare m’a créée une clientèle inédite et ça me permet de  prendre en charge ma famille…», a-t-il souligné 

Une fois cuite, la chikwangue prête à la consommation, certains petits commerces s’en procurent pour écouler leurs produits.  C’est le cas de vendeurs viande grillée de porc et de chèvre (appelée communément  cabri) en plein centre ville et périphéries de Kisangani. Ils achètent auprès des fabricants et revendent presque au double du prix.

«…Nous avons des fournisseurs  qui préparent les chikwangues et c’est auprès d’eux que nous nous approvisionnons pour les revendre à nos clients qui les consomment sur place ou les amènent …On ajoute juste un peu le prix sans exagérer pour en tirer aussi un peu de bénéfice… », nous a expliqué un vendeur de viande grillée.

A Kisangani, de plus en plus la chikwangue se mange au cabri trop souvent à côté d’une bouteille de la bière.  La chikwangue est aussi parmi l’un des aliments le plus consommés dans beaucoup de ménages boyomais.        

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