KISANGANI : « L’APUKIS, Association de Professeurs de l’Université de Kisangani, durcit le ton : Pas de reprise des cours sans réparation »

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L’association des professeurs de l’université de Kisangani décide de durcir le ton face à la situation qui prévaut à l’université de Kisangani en poursuivant la grève. Elle  l’a fait savoir à l’issue d’une Assemblée Générale convoquée ce mardi 27 Février au restaurant de la faculté des sciences de ladite université.

Au cours de cette réunion à huis clos, un  mémorandum a été rendu public.  Dans ce mémorandum, les enseignants décident de  poursuivre la grève illimitée jusqu’à ce que leurs interlocuteurs tiennent  compte de toutes leurs revendications communiquées à travers un mémorandum rendu publique le 18 février dernier. Voici l’extrait du communiqué sur   la décision prise ce mardi, lu par le secrétaire-rapporter de l’APUKIS.

« …Réunis à l’assemblée générale extraordinaire en date du 27 Février pour statuer sur les actes de barbaries posés à leur endroit par les étudiants de l’université de Kisangani, les membres du corps académique de cette institution ont constatés avec regret qu’aucune de ses revendications n’a été exécutée notamment ; le déguerpissement des étudiants pensionnaires du complexe ELUNGU n’est pas encore réalisé, le complexe ELUNGU n’est pas encore réaffecté à une autre fin, les biens brulés et détruits (Véhicules, motos et maisons) ne sont pas encore réhabilités et les étudiants responsables de cette forfaiture ne sont ni identifiés ni sanctionnés…L’attitude de quelque dizaine d’étudiants du complexe ELUNGU perturbe la formation de plus de 10.000 étudiants de l’université, la sécurité des membres du corps académique ainsi que de leurs familles semble ne pas constituer une préoccupation aux yeux des interlocuteurs…De ce qui précède, l’association de professeurs de l’université de Kisangani décide de durcir le ton en poursuivant la grève illimitée déclenchée depuis 18 Février, jusqu’à ce que toutes ces revendication obtiennent gain de cause et se réserve le droit d’ester en justice toute personne qui porterait atteinte au corps…  » 

 Rappelons que la situation qui prévaut à l’université de Kisangani remonte depuis le 7 et 8 février, dates auxquelles les étudiants ont posé des actes qualifiés de barbarie par les enseignants.