KISANGANI : Les victimes du déguerpissement du domaine militaire du camp sergent KETELE dénoncent la procédure et les conditions inhumaines de cette opération.

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Les victimes du déguerpissement du domaine militaire du camp sergent KETELE se plaignent de la procédure de la manière cette opération se déroule et dénoncent également les conditions auxquelles ils sont soumis. Ils l’ont exprimé au cours d’une marche pacifique organisé ce lundi 4 mars 2019.

C’est depuis le samedi 02 mars que les éléments des FARDC, Forces Armées de la République Démocratique du Congo, ont lancé l’opération de déguerpissement de tous les habitants ayant construit dans le domaine du camp militaire Sergent KETELE. Des centaines de familles et ménages sont déguerpis de leurs habitations depuis le début de cette opération. Ces habitants dénoncent la procédure et les conditions inhumaines auxquelles ils sont soumis. Ces derniers appellent les autorités à trouver une solution palliative à leur problème. Alfred KABALA, responsable de ces manifestants, exprime son inquiétude

« …Nous revendiquons notre droit le plus fondamental et légitime, celui d’être traité comme des humains. Les militaires nous disent que nous sommes dans leur domaine, mais nous sommes ici depuis des années, ou étaient-ils pour venir réclamer leur domaine aujourd’hui ?…Ils nous interdisent même d’enlever nos installations ou nos antennes paraboliques et ils nous jettent dehors comme  des animaux sans respect ni considération. On ne sait quoi faire …Si tu ose réclamer quoi que ce soit. On te jette au cachot. Beaucoup des gens sont arrêtés comme ça …Face à cette situation, on se demande ce que le gouvernement préconise comme solution quant à ce ? On lance un appel au président de la république de songer à nous… ».

Cette opération de déguerpissement vise les habitants qui ont anarchiquement  construit dans le domaine militaire du camp Sergent KETELE situé en plein centre-ville de Kisangani dans la commune de la Makiso. Aucune mesure compensatoire n’est prévue jusqu’à présent et que les autorités militaires se sont réservés de tout commentaire.