KISANGANI : Plusieurs acteurs se penchent sur les conséquences du changement climatique

PARTAGER

La république démocratique du Congo n’échappe pas au changement climatique. Les effets de ce dernier se font sentir dans plusieurs secteurs économiques tels que l’agriculture, le commerce et l’énergie hydraulique. Ses effets ont des conséquences sur la sécurité alimentaire, la pauvreté des personnes vulnérables et renforce les inégalités de genre. C’est pour sensibiliser les parties prenantes sur les changements climatiques et le processus du plan national d’adaptation  ainsi qu’à la formation des animateurs des radios communautaires sur les thématiques relatives aux changements climatiques qu’un atelier a été lancé ce lundi 3 juin 2019 en la salle des fêtes du Guest House  le triangle.

Pour madame Kelly KANKOLONGO experte en planification du développement et représentante du  représentant résidant du PNUD RDC, l’adaptation aux changements climatiques, sensible au genre, n’est pas encore assez intégrée dans bien des documents stratégiques des ministères sectoriels. Elle souligne que la mise en œuvre de la politique, stratégie et plan d’action nationaux pour le changement climatique, ébauchée par le pays, centrée à la fois sur les priorités d’atténuation du changement climatique et celles d’adaptation à ses effets, demeure très limitée et non encore mise en œuvre.

A travers cet atelier, le niveau d’information des acteurs institutionnels, praticiens et des professionnels des médias seront améliorés par la vulgarisation des notions d’adaptation aux changements climatiques et la mise en relief de ses impacts.

Par ailleurs, la République Démocratique du Congo s’investit à bâtir la résilience de son économie et de ses populations, dans une approche proactive à moyen terme, afin de réduire leur vulnérabilité aux risques climatiques, dans le cadre d’une planification intégré. C’est dans cette optique que se situe le projet PANA, plan national d’adaptation, approuvé par le fonds vert pour le climat, qui a été lancé le 8 février 2019 par le ministère de l’environnement et développement durable. Il appuiera, dans un cadre pilote, la planification de l’adaptation aux niveaux national et provincial dont la Tshopo pour des secteurs prioritaires comme l’agriculture, le développement rural, la gestion de la zone côtière, la biodiversité, l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement. Du moins, il convient de noter que la RDC a connue quelques avancées sur l’adaptation aux changements climatiques par la ratifications et signature des instruments juridiques internationaux, la création de la Direction de développement Durable, les communications nationales sur les changements climatiques ainsi que la stratégie cadre national REDD+ pour ne citer que ceux-là.