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Le vice-président de l’APUKIS, Association des professeurs de l’université de Kisangani, demande au Recteur de déposer sa démission dans l’immédiat.

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C’était au cours d’un point de presse tenu le vendredi 31 août 2018 au cafeteria de la faculté des sciences. Le professeur Alphonse MAINDO en sa qualité de vice-président des professeurs de l’université de Kisangani exhorte le recteur de l’université de Kisangani à déposer dans l’immédiat sa démission à ce poste car étant candidat à la députation nationale dans la circonscription électorale du territoire de BASOKO. Selon lui, sa candidature a été validée par la CENI en violation des dispositions de certains articles de la loi électorale.

« Nous avons un recteur de l’université qui est candidat député national dans la circonscription de Basoko au numéro 50 sur la liste électorale de la CENI, qui n’a pas démissionné préalablement et qui reste toujours en fonction. Ça devient une situation inconfortable pour la communauté universitaire. Ça pose la légitimité des actes et de tout ce qu’il peut faire en ce moment. C’est pour rappeler le respect des textes constitutionnels et légaux, à l’occurrence la loi électorale et son obligation de se conformer aux textes qui nous régissent, c’est à dire à rendre son tablier pour que l’institution continue à fonctionner normalement et éviter des dysfonctionnement », a – t – il déclaré à la presse. Pour le professeur Alphonse MAINDO, l’appel est lancé à la CENI, Commission Electorale Nationale Indépendante. C’est une candidature illégale et irrégulière parce qu’il n y a pas eu démission préalable et que la personne est toujours en fonction. Alphonse MAINDO compare la situation du recteur Faustin TOENGAHO à celle   du recteur de l’Université de Goma qui a démissionné pour rester en conformité avec la loi.

De son côté, le Professeur Faustin TOENGAHO qualifie les propos de son collègue de procès d’intention, d’une agitation inutile et sans objet. Le recteur de l’université de Kisangani qui reconnait deux notions en droit électorale, celle de la démission et celle de la mise en disponibilité, estime tout de même ne pas être un mandataire public mais plutôt un haut fonctionnaire de l’Etat. Par ailleurs, le recteur de l’université signe et persiste que sa candidature à la députation nationale est conforme à la loi.

« Il y a un organe qui est chargé par la loi pour vérifier toutes ces irrégularités. Cet organe est investi par la loi et c’est la CENI, Commission Electorale Nationale Indépendante. Personne n’ignore que je suis recteur à l’Université de Kisangani. Si j’ai postulé, d’abord c’est un droit. Pour le reste, il revient à ces instances de vérifier la régularité de mon dossier ou pas. Il ne revient pas à un individu de se prononcer. Ma candidature sur toute la ligne est conforme à la loi. Si elle était irrégulière, il y a des instances compétentes pour démontrer cette irrégularité. Il y a des cours et tribunaux,… », persiste et signé Faustin TOENGAHO au cours d’une interview accordée à la presse dans son bureau de travail.

D’après l’article 10 de la loi électorale spécialement les points 6 et 21 dans son point 1, « sont inéligibles sur base des articles 9 et 10 de la loi électorale n° 17/013 du 24 décembre 2017, les mandataires actifs dans les établissements publics ou société du portefeuille ne justifiant pas à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de démission ».

 

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