Les travailleurs des entreprises TRAMICO, WILD et GETRACO sensibilisés sur les VSBG, Violences Sexuelles Basées sur le Genre.

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« Je prends l’engagement d’être responsable et de ne pas abuser d’une femme ou d’un homme pendant mes moments de travail ».

C’est en ces termes que les agents et cadres chargés de la réhabilitation des routes sur la RN4 se sont engagés à signer individuellement un code de conduite individuel afin de lutter contre les violences sexuelles. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de trois jours organisés par la cellule des infrastructures dans le cadre du projet pro- route RN4. Ces agents, cinquante au total venus de différents territoires de la province de la Tshopo, se sont donc engagés à signer individuellement ce code de bonne conduite. Une façon pour ce personnel d’éviter de tomber dans les violences sexuelles et celles basées sur le genre lors des travaux de réhabilitation des routes. Selon Michael VUWE, Psychologue clinicien expert en violence sexuelle basée sur le genre et l’un des facilitateurs de l’atelier, l’ignorance de ces agents sur la maitrise des différentes mesures dans le cadre des violences sexuelles basée sur le genre serait à la base de l’organisation de cet atelier. Ce dernier revient sur les motivations de ses assises. Des structures seront implantées dans la communauté et seront chargées de gérer les plaintes. Elles seront spécialisées dans les mécanismes de gestion des conflits. Ces structures vont gérer toutes les plaintes autours des pratiques VSBG.

 

La cible semble avoir été touchée à en croire les déclarations des certains travailleurs qui ont pris part à et atelier :

 

« La formation a été très pertinente et nous avons appris beaucoup des choses. Je crois qu’après cette formation nous allons nous comporter en responsable », « A l’issue de cette formation, ça nous aide à prendre conscience parce que nous étions ignorants. Nous commettions des actes qui n’étaient pas bien dans la communauté. Aujourd’hui, nous sommes conscients », « ça nous a beaucoup édifié car la plupart était ignorant. Avec cette formation, on espère qu’on pourra améliorer les conditions de respect et éviter les violences sur terrain », ont déclarés certains participants.

 

La banque mondiale, principal bailleur dans la réhabilitation des routes de la RN4, avait suspendu le financement suite aux allégations des violences sexuelles et celles basées sur les genres commises par le personnel des entreprises exécutant les travaux. Trois entreprises ont été sélectionnées pour participer à ces assises. Il s’agit de TRAMICO, WILD et GETRACO. Ces travaux de réhabilitation concernent les axes LUNA-KISANGANI, Kisangani-AKETI-BUNDUKI.