SANTE : La tête du Docteur Matthieu BAFOA ne plaît plus aux agents et fonctionnaires de l’Hôpital Général de Référence de Makiso : Ils réclament son départ.

Ces agents et fonctionnaires de l’hôpital général de Référence de MAKISO reprochent la mauvaise gestion à leur médecin directeur. Ils l’ont manifesté ce lundi 1er juillet dans l’enceinte de cette institution médicale. Tous les personnels, corps soignants et administratifs munis des banderoles  et affiches ont, à l’unisson, réclamé le départ immédiat de leur médecin directeur, docteur Matthieu BAFOA. Sur les banderoles et affiches on pouvait lire, « l’hôpital général de référence de MAKISO par terre », « gestion chaotique », « docteur BAFOA dégage », « démotivation du personnel ». Sur d’autres affiches il était également inscrit : « clochardisation du personnel », « stop à la dictature du docteur BAFOA », « pas de démission du docteur BAFOA pas de travail », « stop à la privatisation et à la maltraitance du personnel de l’hôpital général de référence de MAKISO par  docteur Mathieu BAFOA ».

Tout en rejetant en bloc tous les griefs portés contre lui, le médecin directeur qualifie cette attitude de manipulation de ces agents et personnel. Il pense qu’il a malentendu.

«  Le 17  juin nous étions en réunion avec le personnel parce qu’ils étaient en train d’exiger qu’on leur paie  Nous sommes en train de travailler dans un système de tarification forfaitaire. Il y a un montant qui est payé par la communauté c’est-à-dire la population, et l’autre montant est payé par notre partenaire ENABEL. C’est au cours de ce mois de juin qu’ils ont payé l’argent des mois de Mars et Avril. Nous avons demandé, avec le comité, au personnel de patienter pour qu’on paie une fois pour toute le 27  juin. Mais ils ont insisté  parce que, selon eux, ils ont beaucoup des problèmes à résoudre. Nous avons compris et nous avons payé. Arrivé le 27 juin, ils sont encore venus demander qu’on les paie à nouveau. J’ai dis non. C’est une prime locale qui est payé sur base des recettes du mois. Comme on n’a pas encore clôturé le mois et qu’on ne connaît pas la situation de la caisse, on ne saura pas vous payer. Il faut attendre que nous soyons en mesure de faire des calculs à la fin du mois parce que les inventaires par rapports aux médicaments sont en train d’être réalisés. Nous devons retirer l’argent des médicaments étant donné que nous devons renouveler ces médicaments. Il y a une clé de répartition que nous devons respecter. Cette clé doit être mise en application après avoir mis de côté l’argent des médicaments. On ne peut  appliquer la clé de répartition que sur ce qui va rester. Ils sont allés m’accuser chez  le médecin chef de zone de santé. Après échange avec ce dernier, on pouvait les payer avec le peu d’argent qui était disponible. Mais il était déjà 12  heures et toutes les banques avaient déjà fermées. On s’était convenu de les payer ce lundi. Mais je suis surpris de voir ce qui se passe. Je crois qu’il y a manipulations. Une action syndicale doit être réglementée et ils savent ce qu’ils doivent faire. Je n’ai reçu aucune correspondance. Dans des telles situations, ce sont les malades qui sont sacrifiés malheureusement. Il n y a aucun service minimum. Ils réclament ma démission mais je pense que je m’en remets aux autorités. Ce sont les autorités qui m’ont placé ici. Si elles jugent que je dois partir de l’hôpital parce que les gens se sont rebellés contre moi, il n y a aucun problème. Je suis prêt à travailler n’importe où ».

Toutefois, une rencontre d’urgence a réuni autour d’une table les syndicalistes et le chef de Division Provinciale de la santé Tshopo pour des solutions appropriées aux revendications des manifestants.

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