SECURITE-KISANGANI : Les jeunes du quartier Zinia mettent les autorités en garde après l’assassinat de quatre personnes par un élément de la Garde Présidentielle.

La ville de Kisangani a vécu le jeudi matin une situation inhabituelle suite aux cas de meurtre commis par un militaire de la garde républicaine. Cet incident malheureux s’est produit au bloc ZINIA situé dans le quartier plateau médical dans la commune Makiso.

Toutes les activités ont été paralysées. Jusqu’à 11 heures le marché central, les boutiques ainsi que les banques commerciales n’ont pas ouverts leur portes. Des jeunes du  bloc ZINIA au quartier plateau médical dans la commune de la Makiso manifestaient  contre les décès de quatre personnes dont deux femmes et deux hommes, tuées par un militaire de la Garde Républicaine. Cet élément des FARDC, Forces Armées de la République Démocratique du Congo, lui aussi tué par ses collègues a commencé par assassiner sa conjointe après une dispute au camp situé à l’aéroport de SIMISIMI. Dans sa cavale, il a tué trois autres personnes dont un couple. Les manifestants, transportant les corps sans vie de deux victimes, sont descendus au centre ville. Ses jeunes sollicitent le concours de toutes les autorités pour sécuriser leur milieu.

«…Que les autorités  trouvent une solution au plus vite possible avant que ce ne soit pire, car ce qu’on vient de faire aujourd’hui n’est qu’un avertissement à leur égard. Nous avons besoin de nous sentir à l’aise où nous vivons, les militaires et policiers sont sensés nous protéger, mais ils nous transforment en ennemis, ils deviennent de bettes sauvages contre nous…Les autorités deviennent de plus en plus incapables de nous sécuriser. Nous rappelons que c’est la troisième fois que les éléments de la Garde républicaine tuent délibérément des civils…Nous exigeons que le comité provincial de sécurité s’implique dans son ensemble dans cette affaire. Trop c’est trop.», a laissé entendre un des manifestants. 

Dans leur colère, les manifestants ont saccagé le siège du PPRD, cassé les vitres du bâtiment abritant le centre d’impôts synthétique Kisangani 2 de la DGI, de l’Assemblé Provinciale ainsi que le distributeur de la Rawbank situé à la station service SYNAHYDRO non loin du rond-point du  canon. Ils se sont attaqués à la morgue des cliniques universitaire de Kisangani où ils ont cassé chaises et détruit d’autres documents du bureau. Ces jeunes en colère ont mis le feu au groupe électrogène alimentant cette morgue.

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