TSHOPO / Assemblée Provinciale : La situation sécuritaire qui prévaut à LOWA dans le territoire d’Ubundu au centre de la séance plénière.

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La session de mars 2019 s’est  ouverte samedi 30 mars à l’assemblée provinciale de la province de la Tshopo. Une session qui compte en son sein plusieurs matières. L’adoption du calendrier des travaux de cette session a été renvoyée à une date ultérieure suite aux élections du gouverneur et de son vice qui pointe à l’horizon. Afin de se préparer à cette élection, la plénière a jugé utile de repousser à une date ultérieure l’adoption des calendriers de cette session. Cela n’a pas empêché aux députés provinciaux de se pencher sur la situation sécuritaire qui prévaut à LOWA, dans le territoire d’Ubundu. Dans leurs interventions, les députés provinciaux dénoncent la léthargie du gouvernement provincial pour mettre fin à cette crise.

«…il faudrait que l’assemblée provinciale puisse constituer une délégation de quelques députés choisis selon les circonscriptions  avec certains de nos collègues de la base d’UBUNDU qui peuvent accompagner la délégation …» Souhaitent-t-ils

Les autres par ailleurs, pointent du doigt le gouverneur Constant LOMATA de ne jamais assisté la population en détresse depuis son investiture à ce poste.

« …Depuis que Monsieur Constant LOMATA  est Gouverneur de la Province de la Tshopo, il n’a jamais assisté la population en détresse, aucune fois…Pendant que j’étais son Directeur du cabinet adjoint, il y a eu un cas de naufrage de BAONGA. On  nous avait demandé d’intervenir, et on avait  promit d’intervenir pour leur venir en aide,  mais rien n’avait été fait…Une autre situation à Mozite vers Yahuma, où la population était victime des pillages, rien n’a été fait…Et même s’il y a des maladies qui surviennent et la population se sent en détresse, aucune fois le gouvernement provincial n’est intervenu…» Précisent-t-ils

Il convient de noter qu’une réunion interinstitutionnelle est prévue entre l’assemblée provinciale et le gouvernement provincial quant à la situation sécuritaire qui prévaut dans la localité de Masimango, dans le territoire d’Ubundu. Selon plusieurs sources concordantes, 200 miliciens MAI-MAI ont déposé les armes auprès de l’administrateur du territoire d’Ubundu, il y a deux jours.