Tshopo : Les Atrocités dans le secteur Bakumu Mandombe, l’auditorat militaire mis en contribution pour traquer les commanditaires.

Tshopo : Les Atrocités dans le secteur Bakumu Mandombe,  l’auditorat militaire mis en contribution pour traquer les commanditaires.

.C’est depuis près de deux mois que les habitants de ce secteur vivent avec la peur dans les ventres, suite à des atrocités subies de la part des militaires, selon leurs propres témoignages.


Vols, viols, menaces de mort, tracasseries, tortures…, c’est dans cette situation très inquiétante que vit, depuis plusieurs semaines, la population de la cité de wanierukula, située à 59 kilomètres de la ville de Kisangani, étendue sur la route nationale numéro 31.

Des témoignages recueillis sur place font état de plusieurs violations de Droits de l’homme et d’autres causées par des militaires qui étaient installés à Wanierukula pour traquer les mai mai. Certains habitants témoignent avoir été tabassés, fouettés, rançonnés, et même violés par ces militaires FARDC…

Claude Diolace Ramazani

Intéressé par cette situation, Mr. Claude-Diolace RAMAZANI, notable de ce coin du pays s’est vu touché et a pris la décision de prendre le devant enfin de défendre les siens, en portant plainte contre ces militaires à l’auditorat militaire de garnison de la Tshopo. Il l’a exoliqué devant les médias, le 29 avril dernier, à l’issue d’une descente sur les lieux de drame avec les inspecteurs de cette cour militaire.

«…Dès le début de cette situation, nous avions alerté l’exécutif provincial, les autorités policières et militaires sur ce qui se passait dans ces villages, mais personne ne nous a cru jusqu’à ce jour…C’est à cause de cette attitude des autorités que vous avions pris l’initiative de recourir à l’auditorat militaire pour rassurer nos compatriotes de Bakumu Mandombe, quand bien-même que nous avions en amont réussit à obtenir le retrait de cette troupe de la cité de wanierukula…» , a-t-il expliqué

Il sied de noter que parmi les victimes répertoriées jusqu’à ce jour figurent Patrick TABU, mort après avoir reçu près de 200 fouets le 6 avril dernier et a succombé 22 jours après son hospitalisation à l’hôpital Général de Référence de la Makiso, selon son père biologique, et Mado NKESIMA violée et qui a encore besoin de soin.

Les villages compris entre les points kilométriques 36 et 59, sont victimes de ces diverses violations de droits de l’homme.

Trésor BOTAMBA