Violence urbaine à Kisangani : le GTDE initie le dialogue entre la PNC et les jeunes.

Violence urbaine à Kisangani : le GTDE initie le dialogue entre la PNC et les jeunes.

La ville de Kisangani, depuis la fin de l’année 2020, connait un climat d’antagonisme entre les jeunes et les éléments de la police nationale congolaise, alors qu’une accalmie s’observait durant au moins deux ans passés dans la ville. Depuis la mi-décembre 2020, un nombre important d’échauffourées entre les éléments des forces de l’ordre et les jeunes surviennent chaque semaine presque dans certaines communes de la ville de Kisangani.

Pour le Professeur Bibiche SALUMU, chargée des programmes du groupe de travail pour la décentralisation et les élections, GTDE,

“il y a nécessité de trouver un terrain d’attente, de mettre toutes les parties au tour d’une même table et d’harmoniser les vues afin d’éviter la succession des irréparables”.

Ce qui est, à la longue, de nature à officialiser la violence et rendre la pratique de la justice populaire un des moyens auquel absolument recourir, craint-elle.

Les communes les plus touchées par cette situation sont Kabondo et Tshopo où certains groupes ou mouvements des jeunes communément appelés “Staff” n’hésitent plus à affronter les forces de l’ordre pendant le couvre-feu ou bien lors du rétablissement de l’ordre publique.

Que les jeunes soient suffisamment informés des éléments constituants d’une infraction“, soutient THEDIALONDO, commandant du sous commissariat de la PNC quartier du Zoo, à la rive droite de la rivière Tshopo, dans la commune Tshopo.

Pour cet officier, c’est une première d’être en face à face avec les jeunes, non pas pour un affrontement, plutôt pour un dialogue ouvert.

Quant à son collègue BOLINGO MBEMBE, du sous-commissariat du bureau communale de Kabondo, “c’est par un contact régulier entre les jeunes et la police que la sécurité sera garantie pour la population“.

C’est un climat de découverte et de renouvellement de confiance qui règne dans ce dialogue citoyen.  Le commissaire BOLINGO MBEMBE a suggeré que les contacts avec les jeunes se pérennisent dans le respect de la loi.

L’objectif de ce débat démocratique entre les jeunes et la PNC était d’accorder un espace de discussion sur des problèmes qui se passe pendant le couvre-feu à travers les communes. En arrêtant des mesures pour mettre fin aux suspicions réciproques et préjugés entre les jeunes et les forces de l’ordre et harmoniser les attitudes à afficher les uns envers les autres. Les échanges ont tournés au tour du rôle et de la mission de la PNC développé  par des officiers de la police nationale congolaise.  François LEMBA de GTDE a parlé des rôles de la jeunesse dans la gestion de la cité.

Au vu du problème particulier de l’insécurité récurrente, Charles DJIMA LUPUNDE, président du conseil communal des jeunes de Kabondo, est intervenu sur la paix et la sécurité, gage du développement de cette entité.

Plus de 120 jeunes ont pris part à ce dialogue citoyen dont une présence très significative des jeunes filles des clubs d’écoute. Les échanges se sont prolongés même en dehors des salles de débat entre les responsables de PNC et les jeunes pour chercher a commenté les nouvelles relations qui doivent désormais être entretenues entre les deux camps.

Ce dialogue social s’est déroulé simultanément à Kabondo dans la salle du foyer social et au quartier Zoo de la Tshopo le 19 février dernier. Cette activité rentre dans le cadre du programme d’éducation civique mise en œuvre par le GTDE, avec l’appui de la Fondation Hans Seidel dans la province de la Tshopo.

S’il n’y a pas la paix, personne ne viendra investir chez nous à Kabondo“, a interpellé Charles Djima. Le sous commissaire de la PNC du quartier du Zoo a invité les jeunes a saisir la hiérarchie de la PNC pour tout cas d’arrestation arbitraire. Il les exhorte par conséquent à se procurer le petit dictionnaire des infractions.

Ernets MUKULI